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Les Contrées libres

Présentation générale - Société - Personnalités - Villes et Lieux particuliers


Présentation générale

Loin dans l'est du continent, au-delà des Monts Anourska, à l'est de l'Empire Simarre, se trouvent les Contrées Libres. Depuis le début des temps connus, ces terres sont réputées pour leur sauvagerie et leur beauté farouche. Les Contrées Libres ne sont gérées par aucune autorité centrale : en plus des leurs peuples autochtone, les Elvins chasseurs des forêts et les Ortares éleveur des grandes plaines, on y trouve toute une population diverse de colons simarres fuyant taxes et grands propriétaire, de malandrins ayant échappé à la justice de leur contrée et plus généralement d'aventuriers tentant l'aventure en tant que trappeurs, mineurs, hommes d'armes... Seules de rares traces de civilisation, comme la cité de Dgedra, en constellent maigrement les terres. Certians parlent d'étranges ruines de grandes cités dont tous ont oublié l'origine, sauf peut-être les Maranites, un peuple chasseur des plaines centrales proche des Elvins.

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Société

La société des contrées libres n'est soumise à aucun stéréotype : chaque migrant y apporte les siennes et diverses traditions s'y fondent en un syncrétisme de bon aloi. En raison des conditions climatiques très rudes pendant une bonne moitié de l'année, les lois de l'hospitalité y sont scrupuleusement respectées par une grande majorité des habitants de ces contrées : personne ne refusera un abri à un voyageur perdu à qui l'on pourrait devoir la vie un autre jour. Face à ceux qui ne respectent pas l'adage "vivre et laisser vivre", les communautés se font elle-même justice, souvent en employant des hommes d'armes qui sont trappeurs, chasseurs, mineurs ou cultivateur pendant du temps. Elles s'en remettent parfois à des protecteurs, notables plus riches ou plus puissants qui prennent le fait la tête de micro-principautés officieuses. Voir aussi : Peuples - Les Elvins, Peuples - Les Ortares, Peuples - Les Simarres.

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Personnalités

Maître Yevgenie Lansarov

Yevgenie Lansarov est un notable établi dans les contrées libres, non loin de la frontière simarre. Même s’il possédait une demeure en ces lieux depuis plusieurs dizaines d’années, il n’y réside de façon continu que depuis environ quinze ans. Profondément érudit, d’un caractère froid et scientifique, il fait cependant figure de philanthrope dans la région et tous les villages de colons proches de sa propriété bénéficient de son aide matérielle et de ses talents de guérisseur. Communément appelé « maître Yevgenie », il a l’apparence d’un homme grand, aux longs cheveux presque blancs et aux regard sombre et profond. Son visage aux traits d’une beauté classique ne semble pas touché par l’âge.

Ologhaï, le Grand Shakran

Ologhai, le Grand Shakran des Trois Aigles, est le nom d'un chef ortare. Son clan (celui des Trois Aigles) est l'un des plus puissants des Contrées Libres, il a réussi à établir une sorte de "vassalité" sur un certains nombre de petits clans mis à genoux mis à genoux par les déprdations des Maratchines. Il attaque souvent les comptoirs que les Simarres construisent à l'est des Monts Anourska et en massacre les tenanciers. Une prime de vingt cinq mille volgues est offerte à celui qui amènera la tête d'Ologhai au Conseil de la Guilde Simarréenne des Marchands.

Sandjali, Shakran du clan des Herbes longues, élue de Celle aux Sabots de Vent

Voici une dizaine d'années, une jeune fille a accédé au titre de Chef de Clan, renonçant à sa vie de femme. Elle a pris le nom de Sandjali, d'après celui de Sandja, l'antilope des plaines sacrée chez les Otares en tant que "celle aux Sabots de Vent", qui guide les clans vers les nouveaux paturages. Si certains refusent de la reconnaître, d'autant plus qu'elle est demi sang (son père est Elvin), d'autres clans commencent à se ranger sous l'influence de cette femme belle et charismatique, qui prône l'union des clans contre les déprédations des Maratchines et les influences étrangères. Certains la considèrent comme une figure mystique et prophétique. Jusqu'à présent, elle a refusé tout raprochement d'aucune sorte avec Ologhai.

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Villes et Lieux particuliers

Dgedra

La plus importante cité des Contrées Libres, Dgedra, se dresse sur une île au milieu du lac des Ours, non loin de la frontière avec l’Empire Simarre. Elle gère le commerce des peaux et autres valeurs échangées dans les Contrées Libres. Dgedra est dirigée par un conseil de marchands prospères et jaloux de leurs avantages, dépendant de la Guilde Simarréenne des Marchands.

Ocune

Le Fort d’Ocune, fondé en 1512 par la Guilde Simarréenne des Marchands se dresse sur le promontoire du même nom. Il a pour but principal de protéger l’accès à la cité de Dgedra. Depuis, il est devenu le point de départ des expéditions partant vers l’est des Contrées Libres.

La Vallée d'Ambre

A plus de cent lieues à l’est des Monts Anourska, dans les collines de Tipousme, se trouve la vallée d’Ambre. D’après les rares récits de courageux voyageurs simarres, cette vallée creusée par un torrent impétueux contient de très riches gisements d’ambre. De temps en temps, des prospecteurs reviennent de cet endroit avec une belle quantité d’ambre, qui est rapidement vendu dans les grandes villes simarres.

Le Cimetière des Léviathans

D’après les récits fabuleux de Grivna Tarananko, un explorateur simarre du début du XIV ième siècle, l’un des fjords de la cote nord des Contrées Libres contient les restes des énormes léviathans parcourant les mers boréales. Nul n’a depuis trouvé cette vallée malgré les multiples indications du manuscrit de Tarananko.

Le Mont des Mille Feux

Le Mont des Mille Feux est une zone volcanique à environs trois semaines de marche vers le nord-est du Col de Gorotonovia, dans les Monts Anourska. Certains prospecteurs rapportent que l’on y trouve de très belles pierres comme des rubis et des diamants.

La Forêt Miraculeuse

Au départ, il s'agissait d'une steppe au nord-est des contrées libres : une vaste plaine, étendue d'herbe à moitié desséchée l'été et dont le sol était gelé la moitié de l'année, entrecoupée de bosquets rachitiques et d'arbustes épineux. Cette zone n'était sillonnée que par quelques clans ortares avec leur bétail et par les troupeaux sauvages. Les quelques rumeurs qui en arrivaient parlaient de l'apparition de plus en plus fréquentes de troupes de sombres cavaliers qui semblaient enfermés dans des carapaces de métal... Récits de quelques trappeurs imbibés ou d'Ortares superstitieux, sans nul doute...

Toujours est-il que dans le coeur même de cette steppe se dresse aujourd'hui une forêt. Ses arbres majestueux, dont les semblables n'avaient jamais été vus en ces lieux désolés, semblent plus que centenaires. Chose insolite, ils ne perdent jamais leurs feuilles, même en plein coeur de l'hiver. Dès que l'on pénètre entre leurs frondaisons, on se trouve dans un îlot de douceur printanière, au coeur d'un havre où la vie est vigoureuse et féconde. Et pourtant, quelques dizaine d'années plus tôt, seules quelques touffes de graminées couvraient ces lieux... On parle parfois d'un village maudit, peuple de "maratchines", une sorte de fort de rondin qui aurait été le domaine d'un sombre seigneur... On dit encore qu'il aurait été rasé en l'espace d'une seconde, et que c'est sur ce lieu, comme pour en faire oublier jusqu'à l'existence, que la forêt s'est épanouie. On parle aussi d'un mystérieux gardien, qui ne laisserait entrer que ceux qui en sont dignes. Quelques tribus elvines, guidées par leurs chamans, ont pris l'habitude d'y tenir les rites propres à leur peuple.

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