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La Principauté d'Antorus

Présentation générale - Population - Personnalités - Villes et Lieux particuliers


Présentation générale

La Principauté d'Antorus est une terre pauvre et battue par les vents, dont le climat pluvieux semble renforcer la sombre physionomie. Elle se compose de vastes plaines, dominées par les hautes demeures de pierre sombre des familles nobles, au pieds desquelles s'étendent de misérables villages. La Principauté est traversée par une chaîne de montagnes rocailleuses, les Valkoras. D'étranges légendes hantent cette zone ténébreuse. Les régions non cultivées sont couvertes d'épaisses forêts aux arbres centenaires. On dit que des peuples non-humains y ont jadis trouvé refuge.

La Principauté d'Antorus appartenait auparavant à l'Empire Simarre. Goris Romarisk, prince héréditaire de la région d'Antorus, aidé par le Grand-Duché de Tannerdine, est entré en rébellion contre l'Empire et a obtenu l'indépendance de sa région il y a plus de trente ans. Son fils Goris II semble régner en maître sur la principauté, mais la réalité du pouvoir appartient aux Boydovans, l'assemblée des grands nobles du pays.

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Population

Le pays est peuplé principalement par la population autochtone Antorienne, mais il existe dans les quelques grandes villes, en particulier Antoria, des minorités de Tannerdiens et de Simarres.

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Personnalités

Goris II Romarisk, prince d'Antorus

Goris II a hérité de son père une province indépendante, mais son pouvoir sur celle-ci n'est pas sans partage : autre héritage de son père, une oligarchie tannerdienne a évincé les anciens fonctionnaires simarres et occupe les postes clefs du conseil et de l'administration. Face à ce pouvoir étranger, le conseil des Boydovans n'a pas quitté son ancienne fonction de contrepoids national voire nationaliste. Le prince est donc engagé dans une politique complexe et hasardeuse afin de ménager les intérêts de tous. S'il possède une véritable énergie, il lui manque suffisamment de charisme et de poigne pour s'imposer aux uns comme aux autres. En désespoir de cause, il a distingué deux conseillers principaux, le Tannerdien Karel Von Karalin et l'Antorien Patru Garulovia, et joue continuellement de l'un contre l'autre.

Karel Von Karalin

Grand argentier de la principauté d'Antorus, ce grand noble d'origine tannerdienne possède la rigidité que l'on attribue généralement à son peuple. Cependant, son attachement à sa principauté d'origine lui fait regarder avec horreur les coutumes les plus sombre des Antoriens, dont il réprouve ouvertement les moeurs dépravées. Il a même été jusqu'à faire condamner à des peines d'emprisonnement de jeunes nobles qui s'étaient livrés à des exactions sur plusieurs villages. Cet acte a été pris pour une atteinte directe à la noblesse nationale par les Boydovans. Karel von Karalin a déjà échappé à plusieurs tentatives d'assassinat : l'une d'elle l'a laissé à demi paralysé et il ne se déplace plus que dans une chaise à roulette ou à porteur, mais ses facultés intellectuelles et son allocution sont restées intactes et il n'a rien perdu de son ascendant sur le gouvernement antorien. Il est sans cesse accompagné de son serviteur-garde du corps, un gigantesque Simarre du nom d'Orsev. On raconte que pour se protéger des menées des Boydovans, il n'hésite pas à faire appel à des adeptes de magie noire.

Patru Garulovia

Grand chancelier de la principauté d'Antorus, Patru Garulovia a été placé à ce poste par les Boydovans. Même s'il ne faisait pas partie de ceux qui avaient été élus pour figurer en leur rangs, on prétend qu'il s'était vu promettre des honneurs et des richesses considérables s'il parvenait à faire entendre la voix de la noblesse nationale auprès du prince. Cependant, Goris II l'a comblé de tels honneurs que Garulovia est partagé entre la loyauté achetée par le pouvoir central et sa crainte des Boydovans. Bien que pris entre deux feu, ou peut-être à cause de cela, il trouve moyen de résister au redoutable Karel von Karelin pour qui il éprouve une haine féroce, qui plus que ses devoirs envers Goris et les Boydovans donne un sens à sa tache et à son existence.

Boran Cranovia, le Comte Rouge

Borran Cranovia était le fils cadet d'une grande famille, celle des Balkaru, pillier des Boydovans, né voilà environ 150 ans. Malgré sa position de cadet, il parvint à placer sa lignée sous sa coupe et se mit en devoir d'entrer au conseil des Boydovans. Ce dernier lui refusa l'entrée sous prétexte qu'il n'était pas officiellement le chef de famille. Peu de temps après, les Boydovans subirent l'assaut d'une armée de serfs révoltés, plongés dans un tel fanatisme qu'ils ne semblaient éprouver ni peur ni douleur. Ce fut de part et d'autre un épouvantable massacre. A la tête du contingent familial, Borran Cranovia survint avant l'armée impériale simarre et écrasa les révoltés, avec une telle application que ce fait lui valut le nom de "Comte Rouge". Son frère aîné étant mort dans l'assaut, il put entrer parmi les Boydovans sur qui il prit bientôt un grand ascendant.

Etrangement, Borran Cranovia ne semblait pas souffrir des assauts de la vieillesse, et gardait l'apparence d'un homme d'une quarantaine d'année, grand et élégant, aux traits ciselés et impérieux avec des yeux presque dénués de couleur, contrastant avec des cheveux d'un noir de jais. Son attitude était universellement méprisante, et il occupait ses loisirs à explorer tous les aspects d'un raffinement pervers. Tandis que les années passaient, il se désengagea progressivement des Boydovans et fit des séjours de plus en plus nombreux à l'étranger. Il finit par officiellement se retirer et transmettre sa charge à son neveu, puis par disparaître totalement de l'horizon antorien. En toute logique, il est à présent mort, cependant on raconte que les grandes familles d'Antorus parlent de lui avec un frisson dans la voix, comme si son regard pesait encore sur elles...

Gyul Cranovia, duc de Balkaru

Gyul Cranovia est le chef actuel de la famille des Balkaru. En tant que tel, il dispose d'une position prééminente au conseil des Boydovans. Arrière-petit-neveu du Comte Rouge, c'est un homme sévère et intraitable, dont la vie a été marquée par plusieurs drames : la disparition tragique de son fils et seul héritier, qu'il avait envoyé étudier à l'étranger, a fait sombrer son épouse dans la folie. Sa très belle concubine étrangère a elle aussi disparu, bien qu'on prétende que son élimination est le fait des Boydovans qui ne supportaient pas l'idée qu'elle ait pu avoir le moindre ascendant sur un grand noble antorien. Il tente de faire entériner la répudiation de son épouse par les Boydovans, mais ceux-ci lui opposent le poids des traditions : en fait, étant tous cousins à degré plus ou moins lointains, ils espèrent profiter de l'héritage en déserrance des Balkaru.

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Villes et Lieux particuliers

Antoria

Antoria est la capitale de la principauté et la seule grande cité du royaume. Diverses influences se font sentir dans sa construction : mêlée à l'architecture gothique de pierre sombre typique d'Antorus, on y trouve aussi des bâtiments de bois de style simarre, ou les architectures de pierre réhaussée de couleurs vives de Tannerdine, voire même quelques inspirations talimes. C'est la seule ville où existe une bourgeoisie, principalement celle des fonctionnaires princiers, souvent descendants de Simarres ou de Tannerdiens, ou des marchands sous protection de la Couronne. Il y ferait presque bon vivre si les enfants des Boydovans ne s'appliquaient pas à y semer le désordre et parfois la terreur, malgré une répression quelque peu erratique...

Les Valkoras

Les Valkoras sont une grande chaîne de montagnes escarpées qui traverse le nord-est de la principauté. C'est le seul endroit que la noblesse ne parvient à contrôler, les serfs fugitifs vont souvent y chercher refuge même si leur espérance de vie y est faible, en raison des prédateurs, de la rigueur du climat et de la pauvreté des ressources qu'on y trouve. Les malheureux qui s'y engouffrent et parfois même leurs poursuivant y sont comme avalés par la montagne, et l'on ne retrouve jamais leur corps. C'est aussi des Valkoras que viennent les Gulaks ou Chiens Noirs, à l'appel des Gulakdars, les redoutés "maîtres des Chiens" qui feraient aux dire de certains déferler sur le pays ces créatures féroces et invulnérables.

Les Mines d'Argent de Golkoria

Situées au nord des Valkoras, la mine de Golkoria fait l'objet de concessions partagées entre plusieurs grandes familles d'Antorus, mais se trouve principalement aux mains des Atremedianku. Par tradition, on y envoie les criminels, les serfs qui ont osé relevé la tête, les commerçants trop entreprenants ou les étrangers trop curieux, sachant que l'espérance de vie des ouvriers ne dépasse pas quelques mois. Certains racontent que les stocks de minerai seraient gardés par des Gulaks.

Les Lacs Noirs

A une dizaine de lieux à l’ouest des contreforts des Monts Volvorine, qui constituent la partie sud des Valkoras, dans la grande forêt de Trajinski, se trouvent les Lacs Noirs. Ces lacs sont connus pour être des sources de bitumes dans lequel de nombreux animaux, croyant boire dans une eau peu profonde, tombent dans un sinistre piège et meurent englués par ce bitume poisseux et visqueux.

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